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Traitements psychologiques : Avancées montréalaises sur les psychédéliques

Updated: Sep 15

Résumé d article par Mario Desilva Publié dans LA PRESSE le 24 Avril 2022


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Populaire dans les années 1960, l’idée que les drogues psychédéliques puissent appuyer les traitements psychologiques connaît une renaissance depuis une dizaine d’années. Deux études montréalaises viennent de paraître sur le sujet.


Selon Dre. Gabriella Gobbi, chercheuse de l’Institut de recherche du CUSM, professeure et chef de l’unité de psychiatrie neurobiologique du département de psychiatrie de l’Université McGill

" Le cerveau devient plus “spirituel”, plus empathique, plus “transcendant”. Ça facilite les thérapies qui visent à modifier le sens qu’une personne donne à sa douleur, pour que cette douleur ne la plonge plus dans la dépression, mais plutôt dans la compassion."




Microdoses

Des microdoses de LSD pendant sept jours ont un effet similaire à certains antidépresseurs. Telle est la conclusion d’une étude du Centre universitaire de santé McGill, la première à confirmer le mécanisme biologique de l’effet bénéfique du LSD. « On montre que les neurones affectés par le LSD sont bien impliqués dans le cycle de la sérotonine, et que le LSD favorise la formation de liens entre les neurones », explique Gabriella Gobbi, de l’Institut de recherche du CUSM. Elle cosigne l’étude publiée à la mi-mars dans la revue Neuropsychopharmacology.

« J’ai commencé à m’intéresser aux drogues psychédéliques il y a une dizaine d’années, après un colloque sur les neurosciences et la spiritualité », dit la psychiatre montréalaise. La sérotonine est un neuromodulateur qui favorise la communication entre les neurones. Elle est ciblée par beaucoup d’antidépresseurs.


PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

Gabriella Gobbi, chercheuse à l’Institut de recherche du CUSM, professeure et chef de l’unité de psychiatrie neurobiologique du département de psychiatrie de l’Université McGill


Des doses supérieures de LSD, quant à elles, ont un effet sur le système de la dopamine, a montré en 2016 une étude de la Dre Gobbi. La dopamine est une autre molécule impliquée dans la communication entre les neurones, visée cette fois par les antipsychotiques.

« L’an dernier, une autre de nos études a montré que les microdoses de LSD favorisaient le comportement social, ce qui a aussi un effet sur la psychothérapie, poursuit la chercheuse. Et il y a quelques années, une étude a montré que le LSD diminuait l’anxiété chez les patients en fin de vie. L’anxiété est un gros obstacle aux efforts pour changer notre perspective sur notre vie avec la psychothérapie. » Dre Gabriella Gobbi


Autre étude : analyse de témoignages

L’autre groupe de McGill qui a récemment publié sur les agents psychédéliques a utilisé l’intelligence artificielle pour analyser des témoignages écrits de personnes ayant pris l’une de ces drogues. « Les études sur les psychédéliques souffrent souvent de ne porter que sur de petits groupes d’humains ou d’être faites sur des animaux », explique l’auteur principal de l’étude publiée à la mi-mars dans la revue Science Advances, Danilo Bzdok, de l’Institut neurologique de Montréal.


PHOTO TIRÉE DU SITE WEB DE L’UNIVERSITÉ MCGILL

Danilo Bzdok, chercheur à l’Institut neurologique de Montréal et professeur associé à l’Université McGill


L’autre groupe de McGill qui a récemment publié sur les agents psychédéliques a utilisé l’intelligence artificielle pour analyser des témoignages écrits de personnes ayant pris l’une de ces drogues. « Les études sur les psychédéliques souffrent souvent de ne porter que sur de petits groupes d’humains ou d’être faites sur des animaux », explique l’auteur principal de l’étude publiée à la mi-mars dans la revue Science Advances, Danilo Bzdok, de l’Institut neurologique de Montréal.


« En analysant ces 6850 témoignages avec l’intelligence artificielle, nous avons pu identifier des mots liés à certaines zones du cerveau et voir comment les agents psychédéliques agissent sur le cerveau. Ensuite, on pourra utiliser ces informations pour la recherche de nouveaux médicaments. » Parmi les 27 agents étudiés se trouvaient le LSD, la mescaline et des composés de champignons hallucinogènes.(psilocybine)


L’étude sur l’anxiété en fin de vie portait sur de pleines doses de LSD. » La récente étude sur les microdoses, publiée en février dans la revue Addiction Biology par des psychiatres de l’Université de Chicago, portait sur des doses 10 fois inférieures aux doses à des fins récréatives.


Le Clivage selon FREUD: 2 attitudes face à la réalité extérieur


Se pourrait-il que les champignons psilocybine ou le LSD permette de contourner le clivage, un phénomène psychologique où le patient s’interdit de réfléchir à certaines questions douloureuses ? « C’est très probable, dit la Dre Gobbi. Dans les années 1960, des psychanalystes utilisaient les psychédéliques pour éliminer les blocages des psychothérapies. L’idée est que le patient parvient à se voir de l’extérieur, dans un état dissocié, et donc à contempler ces questions douloureuses qui sont trop proches pour être approchées directement. » Le terme « clivage » a notamment été utilisé par Sigmund Freud.

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